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Comment participer à une introduction en Bourse ?

Publié par Emma Lalieu le - mis à jour à
Comment participer à une introduction en Bourse ?

Participer à une introduction en bourse est une étape sérieuse à réaliser avec précaution. Voici les conseils à suivre.

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Une entreprise s'introduit en bourse principalement pour lever des fonds ou pour apporter de la liquidité à ses actionnaires. Souvent, la participation aux introductions en bourse permet de réaliser des plus values rapidement mais encore faut-il bien connaître les mécanismes.

Minimiser la prise de risque

Participer à une introduction en bourse, c'est prendre un risque. En fonction de la gestion de l'activité de l'entreprise dont nous devenons partie prenante, notre investissement sera rémunérateur ou bien il nous fera perdre une partie de notre mise. Il est donc important d'appréhender le risque.

Ainsi, il est conseillé de s'informer sur l'environnement de l'entreprise, l'opération et ses objectifs et les risques propres à la société et à l'opération. Il est recommandé de s'appuyer sur le document de base comme l'enregistrement par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Dans ce document, consultable sur le site de l'AMF, la société décrit ses activités, sa situation financière, ses résultats, sa stratégie, ses perspectives, et les différents facteurs de risques (liés à la concurrence, réglementaires et juridiques, financiers...) auxquels elle peut se retrouver confrontée.

Avant de participer à une introduction en bourse, il faut veiller à ce que les perspectives ne soient pas surévaluées. Parfois, il vaut mieux attendre avant d'acheter des actions trop attendues.

Il peut être intéressant de surveiller le comportement des actionnaires historiques. S'ils continuent de miser sur l'entreprise, cela garantie une certaine une assurance quant à la poursuite de création de valeur de l'entreprise.

Passage à l'action

Dans le cadre de la procédure de Placement Global, une société va mandater un syndicat bancaire qui placera auprès des institutionnels une part importante (80% à 90%) du capital de l'entreprise. Ensuite, cette société devra choisir la méthode de son opération pour faire souscrire les particuliers. L'Offre à Prix Ouvert est majoritairement utilisée. En respectant la méthode, les volontaires pourront souscrire et acheter des actions. Si la demande est trop élevée, il est possible que les investisseurs n'aient pas le nombre d'actions désiré. Dans ce cas, la réduction de la quantité de titres pour chaque investisseur sera soit linéaire (le même pourcentage sera appliqué à tous les ordres), soit différenciée selon la catégorie de l'ordre A, B, C.

Les catégories d'ordres

Les catégories peuvent être établies en fonction des quantités (ordres A jusqu'à 50 (ou x) titres, ordres B toutes quantités au-dessus), des donneurs d'ordres (ordres A personnes physiques, ordres C personnes morales), ou bien encore en fonction à la fois des quantités et des donneurs d'ordres (A1 personnes physiques jusqu'à 50 titres (ou x titres), A2 personnes physiques au-dessus de 50 titres, C personnes morales). Cette catégorisation des ordres vise à servir les personnes physiques mieux que les personnes morales et les petits ordres mieux que les gros ordres.

Lorsque l'entreprise fait face à une forte demande, elle est autorisée à mettre en place une clause dite de surallocation qui permet d'augmenter la quotité de titres mis sur le marché, par cession ou augmentation de capital, dans la limite de 15 % de l'offre initiale.

Lire aussi : Qu'est-ce qu'une IPO ?

Cependant, une introduction peut également susciter un taux de réponse limité. Il vaut donc mieux ne pas souscrire à plus d'actions que ce que l'on peut payer. Dans le cas d'une allocation très faible de titres, il peut être judicieux de compléter sa position dès les premières cotations afin de constituer une position suffisamment significative au regard des frais de transaction (en vue de la revente future).

Il est possible d'annuler ses ordres passés sur internet jusqu'à la clôture de l'offre. A la clôture, les titres sont livrés sur un compte-titres ou sur un PEA. Une fois actionnaire, il faut continuer de suivre son investissement et s'informer sur l'actualité et les résultats de la société.

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